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Origine, situation La Réunion est une île volcanique de l'Océan Indien, appartenant à l'Archipel des Mascareignes. Elle se situe à environ 9200 km de la Métropole, 700 km à l'est de Madagascar, à 200 km au sud-ouest de l'île Maurice, 6000 km des côtes Australiennes et plus de 1000 km des Seychelles. Territoire de 2 512 km² inhabité jusqu'en 1665, il compte désormais, trois siècles et demi plus tard, près de 800 000 habitants. Administrativement, la Réunion est à la fois une région d'outre-mer et un département d'outre-mer français. Elle est également une « Région UltraPériphérique » (RUP) de l'Union Européenne, c’est-à dire qu’elle fait partie de l’Union Européenne bien que non située sur le territoire européen (au même titre que la Guyane, les Antilles Françaises, les Açores, Madère et les îles Canaries). ![]() La Réunion a émergé il y a quelques 3 millions d'années, avec l'éruption du piton des Neiges qui est, avec une altitude de 3 070 m, le sommet le plus élevé des Mascareignes et de l'Océan Indien. La partie émergée de l'île ne représente qu'un faible pourcentage (environ 3 %) de la montagne sous-marine qui la forme. Contrairement au piton de la Fournaise, le piton des Neiges est un volcan éteint. L'érosion des volcans a façonné le relief actuel de l'île, sur laquelle on distingue trois cirques : Mafate, Salazie, et Cilaos. Les saisons réunionnaises L’île de la Réunion est soumise à un climat tropical humide (voir les infos détaillées en page géographie). On y distingue deux saisons : elle correspond à l’été et est définie de novembre à avril. Durant cette période, les températures sont élevées : 26°C en moyenne pour le littoral contre 17°C en moyenne à 1 500 m d’altitude. L’humidité y est forte et les précipitations sont abondantes. C’est la période de formation de l’ensemble des dépressions tropicales dans le bassin sud-ouest de l’Océan Indien. elle correspond à l’hiver austral et s’étale de mai à octobre. Les températures sont douces, voire fraîches pour les Hauts de l’île. Sur le littoral, la température moyenne est de 21°C, contre 12°C en moyenne à 1 500 m d’altitude. De plus, les pluies sont généralement peu abondantes. Par ailleurs, le régime des alizés, vents réguliers dont la direction dominante est orientée est-sud- est, est plus prononcé en cette saison hivernale. Une population toujours plus importante L’Île de la Réunion était inhabitée au début du XVIème siècle… En 1990, 598 000 habitants étaient recensés. Aujourd’hui, ce ne sont pas moins de 785 000 personnes qui peuplent l’île et on prévoit de passer le cap du million d’habitants pour 2025. La répartition de la population sur l’île La répartition de la population sur l’île est caractérisée par d’énormes contrastes de densité. Cette variabilité s’explique par des causes naturelles, historiques et économiques. Des pressions d’origine humaines qui se concentrent sur certains territoires Avec une densité de 308 habitants/km², la Réunion est l’un des départements français les plus denses derrière les départements d'Île-de-France, le Rhône, les Bouches-du-Rhône et le Nord, et à un niveau équivalent à celui de la Martinique et la Guadeloupe. La population réunionnaise s’est préférentiellement installée sur le littoral et les mi-pentes : la plupart des activités économiques et de vie y sont concentrées, engendrant alors des pressions multiples et croissantes sur les milieux et le patrimoine naturel. Les projets d’aménagement tels que le transfert des eaux d’Est en Ouest qui devra permettre d’alimenter en eau d’irrigation la région Ouest, la réalisation de la route des Tamarins entre Saint-Paul et l’Étang-Salé vont fortement participer à l’évolution du territoire et de son environnement sur les vingt prochaines années. Parallèlement, certains territoires souffrent d’enclavement. Il s’agit en particulier des Cirques et certaines régions des Hauts. Origines de la population Aux origines, l'île comptait plus d'hommes que de femmes. Le métissage laisse, dès cette époque, espérer une colonisation "modèle", où les préjugés seront abolis dès le commencement.
On trouve parmi les épouses potentielles de pures Malgaches, et des métisses Portugaises-Indiennes venues de Goa. La couleur des enfants va du pur "blanc" au "café foncé".Malheureusement, la Compagnie des Indes encourage et organise la traite des "noirs" pour raisons "économiques". Ceux-ci sont pris sur la côte orientale de l'Afrique et destinés aux Mascareignes où les traficants Arabes et Portugais sont d'efficaces fournisseurs. On importe également des esclaves Indiens mais accessoirement; la grande vague Indienne sera celle des travailleurs "engagés, hommes libres. Ces nouveaux venus apporteront leurs coutumes et leur culture, après des années, on retrouve toujours ces traditions que ce soit dans le domaine religieux, la cuisine et la musique. Leurs temples fleurissent un peu partout sur toute la côte où se concentrent les grandes exploitations sucrières: hommes libres, ils pratiquent librement leurs traditions. Avec eux arrivent d'autres immigrants, de Chine, d'Annam, d'Australie et de Polynésie. Les Chinois ne sont guères satisfaisants aux champs, mais reviendront plus tard, les bouleversements politiques de leur pays d'origine les poussant à fuir ce dernier. ils trouveront spontanément leur place dans le commerce d'alimentation. D'autre Indiens, venus du Nord de la péninsule et pratiquant la religion musulmane leur suucéderont, ils seront surnommées les "Arabes" et occuperont très vite un place importante dans le commerce des vêtements et du tissu. Métissages de peaux, de religions et de langues, le Créole est né de la simplification, rendue nécessaire, du vieux français pour communiquer avec ces populations étrangères, esclaves ou engagées, il s'est de lui-même enrichi avec le temps.Le Créole Réunionnais (différent des Créoles Antillais, Mauriciens et Seychellois) reste la langue de communication d'une majorité de Réunionnais, même si tous s'honorent du meilleur français possible. Le folklore Réunionnais est également métissé, on retrouve dans le Maloya sa veine africaine, musique privilégiée des esclaves au son lancinant rythmé par le son du gros tambour grave. L'Afrique nous a également donné ses danses de salon tel le Séga, qui se danse ne couple sur un air joyeux. La Réunion offre donc un modèle réussi, celui d'une société métissée, multi-raciale équilibrée de plus de 700 000 habitants qui a su dépasser la barrière de la couleur de la peau. Fêtes traditionnelles Le brassage humain de la Réunion a eu cette conséquence extraordinaire d'y faire cohabiter les plus grandes religions de la terre. On estime à 95% le nombre de Réunionnais catholiques, résultat d'une christianisation énergique...qui affectait tous les nouveaux venus. La seconde religion de l'île est sans conteste l'hindouisme. pour les visiteurs, c'est une curiosité qui l'émerveille. la décoration aux couleurs vives des temples étonne
toujours, ainsi que le nombre élevé de dieux qui y figurent. les fêtes Tamoules sont fort spectaculaires, les curieux se pressent autour des marches sur le feu (en Janvier),
ou autour des pénitents du Cavadee, qui marchent la peau percée par des aiguilles portant de lourds autels en bois chargés de fleurs (Février-Mars). Il existe un Ashram à Saint-Louis (maison de l'Inde).L'Islam est beaucoup plus discret et rares sont ceux qui peuvent assister au sacrifice d'Abraham... cependant, on peut visiter les mosquées de Saint-Denis et Saint-Pierre, pourvu que l'on respecte certaines règles de silence et de tenue. Le Taoisme des Chinois n'est guère pratiqué en temps que religion véritable, malgré l'existence de quelques temples. La fête du Kwang-Di rassemble un public de plus en plus nombreux, et on retrouvera souvent un peu partout un Boudha devant lequel on brûle de l'encens. Cela n'empêche nullement la famille d'aller à la messe et de baptiser les enfants... Un patrimoine environnemental exceptionnelLe Parc National de La Réunion a été créé par Décret du 6 mars 2007 (cliquez sur la carte pour en avoir le détail): Il est constitué de 3 aires bien particulières ![]() Le Parc National réunit des territoires naturels et ruraux des Hauts autour d’une charte de libre adhésion définissant un projet commun d’aménagement et de développement durables autour du coeur. Les limites du coeur quant à elles englobent des écosystèmes étagés en altitudes. Ils sont représentatifs des Mascareignes et de très grand intérêt écologique. La Réserve Naturelle Marine (RNM) :Le décret du 21 février 2007 entérine la création de la Réserve Naturelle Marine de la Réunion. Grace à la réserve, c’est une biodiversité des plus remarquables que compte l’outre-mer français qui sera protégée. La réserve marine s’étend sur 40 km de long du Cap La Houssaye à la Roche aux Oiseaux à l’Étang-Salé. Sa surface totale est de 3 500 ha, ce qui permet à l’intégralité des récifs coralliens de la côte Ouest de jouir de ce cadre de protection réglementaire. La moitié de cette superficie concerne la zone allant de 0 à 20 m de profondeur. La nécessité d’instaurer un tel cadre de protection résulte du fait que 30 % des récifs sont considérés comme dégradés et 50 % sont jugés menacés, sans compter les effets de l’érosion marine. Une modification significative des comportements pour une utilisation plus respectueuse du patrimoine est attendue avec la mise en oeuvre de règles concernant les usages courants du Domaine Public Maritime sur la réserve. |
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