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Chronologie de l'année
Le Piton de la Fournaise est entré en éruption à 2 heures 45 Vendredi 9 janvier 2004. Il avait commencé à s’agiter Mercredi et depuis les séismes étaient de plus en plus importants. L’enclos ( la caldeira centrale du volcan )
est interdit au public et le phénomène n’est pas visible du Pas de Bellecombe.L’éruption se situe au sommet de la Plaine des Osmondes à une altitude d’environ 1 500 mètres. Projetée à 10 mètres au-dessus de la bouche éruptive, la lave forme une large coulée qui descend dans la plaine des Osmondes «en direction du Sud-Sud–Ouest» indique le communiqué publié par la préfecture ce Vendredi. Une nouvelle fois l’éruption se déroule à huis clos. Elle n’est en effet visible d’aucun point de vue et pour des raisons de sécurité, l’enclos a été interdit au public dès Mercredi. Après un mois d’alerte, le piton de la Fournaise est entré en activité dimanche 2 mai en soirée vers 19 h 30. Depuis de nombreuses semaines, l'activité sismique ne cessait de croître de manière très irrégulière. Les scientifiques de l'Observatoire de volcanologie s'attendaient donc à une prochaine éruption sans toutefois pouvoir dire quand et où... La Fournaise s'est calmée le Lundi 03 Mai en milieu de journée... semble-t-il. Le phénomène, qui a nettement baissé du point de vue intensité, se situe dans la zone sommitale du volcan dans l’enclos (la caldeira centrale du Piton de la Fournaise). Activité ou non dans le cratère Bory ? Les premières estimations de l’observatoire indiquaient l’ouverture de fissures éruptives dans le plus haut des deux cratères (cratère Bory, 2632 m). Une longue fissure sur le flanc sud-ouest a été clairement repérée à partir de 2 500 m d’altitude descendant jusqu’à au moins 2 300 mètres. Une météo particulièrement mauvaise avec de la pluie et du brouillard n'a pas permis le survol du phénomène par les scientitiques de l'obervatoire volcanologique.
Contrairement à ce qui avait été annoncé par les médias le Lundi 03 mai 2004, le Piton de la Fournaise est toujours en éruption. Des conditions météorologiques avec des pluies abondantes, un ciel particulièrement nuageux et un brouillard important
ont masqué la coulée de lave et ont fait croire à tort à la fin du phénomène.Selon les scientifiques de l’observatoire volcanologique, qui se sont rendus dans l’enclos (la caldera centrale du volcan) dans la journée de mardi, la fissure qui s’est ouverte dans la zone sommitale du Piton de la Fournaise est bien éteinte, mais une seconde faille située plus bas est toujours active. Elle se situe entre le cratère Château-Fort et le piton de Bert et deux coulées de lave s’échappent des trois bouches éruptives. L'enclos reste interdit au public, rappelons que le volcan est entré en éruption le Dimanche 02 Mai 2004 vers 19 heures 30. Il s’agit de la seconde éruption de l’année, la première ayant éclaté le 09 Janvier dernier. Le Piton de la Fournaise est toujours en éruption, ce Lundi, les vulcanologues de l’observatoire ont constaté une baisse de l’activité sismique. Les conditions météorologiques ont enfin permis le survol du phénomène. Le Dimanche 02 Mai à 19 heures 30, une fissure s'était ouverte sur la zone sommitale du volcan. Cette dernière s’est éteinte dès le lendemain. Mais une seconde faille située entre le cratère Château–Fort et le Piton de Bert est toujours active. Cela, même si la lave surgissant des deux bouches éruptives a tendance à ralentir sa progression. Quant aux projections, elles restent de moindre importance. Depuis le début de l’événement en effet, elles n’atteignent qu’un à deux mètres de hauteur, l’enclos reste malgré tout interdit au public, le volcan continue de gronder. "Le lieu de l’éruption et la coulée sont très éloignés de la zone sommitale du piton de la Fournaise ; plusieurs passages sont délicats et non balisés ; compte tenu de la localisation du site d’éruption et des conditions météorologiques enregistrées ces derniers jours, aucun balisage ou plate-forme n’ont pu être matérialisés" déclarait le Préfet, Gonthier Friederici. Les coulées ont commencé à être visibles de la Pointe du Tremblet (Saint-Philippe) sur RN2 reliant le Sud à l’Est en début de soirée vendredi. La lave, déversée par le cône éruptif situé en haut de l’enclos (la caldeira centrale du volcan), dévalait le long des grandes pentes en direction de la route. La perspective d’un spectacle grandiose attirait de nombreux admirateurs de la Fournaise. Ils sont restés sur leur faim. La coulée s’est en effet immobilisé samedi matin 15 mai à un peu moins de 2 kilomètres de la RN2 à 460 mètres d'altitude. Cet arrêt brutal n’était pourtant pas synonyme de fin d’éruption, bien au contraire. Il semble que le cône éruptif ait explosé libérant ainsi des torrents de feu liquide dans l’enclos et non plus dans les «tunnels» qui donnent sur les grandes pentes. D’où l’arrêt des coulées visibles de la route. Le Piton de la Fournaise a toujours le goût du spectacle et des coups de théâtre. Une reconnaissance aérienne réalisée ce lundi matin 17 mai 2004 par les scientifiques que l’observatoire volcanologique a permis de constater que les coulées de lave jaillissant du cône éruptif éventré ont atteint la base du Nez coupé du Tremblet. Les premières coulées qui menaçaient de traverser la RN 2 (route nationale 2 reliant le Sud à l’Est) sont toujours figées à 1,8 km de la voie de circulation. Par mesure de sécurité, l’enclos (la caldeira centrale du volcan) reste interdit au public. Mais ce dernier peut toutefois profiter du spectacle puisque l’éruption est visible du Piton de Bert en empruntant le sentier du Tremblet à partir du parking situé à la sortie de la Plaine des Sables. Mais le phénomène magnifique au demeurant a aussi ses inconvénients. Ainsi dans la journée de lundi, la préfecture a rendu public un communiqué signalant la présence de cheveux de pelé dans la région de Sainte-Rose. Ces minces fils de lave étirés par le vent en fines aiguilles ressemblent à des cheveux humains. Rigides et cassants ils présentent un danger pour l’estomac des hommes et des animaux lorsqu’ils sont avalés avec la nourriture ou la boisson. La préfecture demande aux éleveurs de vérifier la présence des cheveux de pelé dans leurs pâturages et de rentrer les animaux surtout dans le secteur de la Plaine des Cafres et de Sainte-Rose. De même, elle recommande de laver à grande eau les légumes et les fruits provenant des jardins. Le Piton de la Fournaise a arrêté de gronder ce Mardi 18 Mai à 16 heures. Le volcan s’est calmé brusquement puisque le matin même il projetait encore des gerbes de feu à plus de 80 mètres de haut. Rappelons que l’éruption avait commencé le Dimanche 02 Mai à 19 heures 30.
L’éruption n’est pas très violente, les fontaines de lave ne sont pas mesurées précisément, mais les adorateurs habituels de la Fournaise ne sont pas autrement ébahis. De la faille extérieure au cratère Dolomieu jaillit le magma, rouge, liquide, bouillant.La coulée s’étend très rapidement sur plus de deux kilomètres, à la faveur des grandes pentes dans lesquelles la lave descend à toute vitesse. La lave a gagné en une journée plus de 400 m de dénivelé pour se situer mercredi 18 août à l’altitude de 370 mètres. Les coulées parviendront elles à atteindre la route ? il faut rester vigilant et surveiller de très près l’évolution du phénomène… La lave traverse la RN2 légèrement au sud de la vierge au Parasol. Malgré une météo assez pluvieuse, une foule très nombreuse s'est amassée derrière les barrières de la gendarmerie ; le champ d'observation de ce magnifique phénomène est donc relativement limité.
Quatre langues de lave traversent la route, une seule coulée a parcouru 350 mètres dans la partie de forêt du Grand-Brûlé située entre la route nationale 2 et la mer, elle se dirige vers l'océan indien mais la densité de la végétation ralentit sa progression.
Thomas STAUDACHER (Directeur de l'Observatoire de volcanologie) pense que "la rencontre du feu et de l'eau" pourrait avoir lieu dés le lendemain, les paris sont ouverts... La première coulée se jette dans l'océan sous le regard de quelques rares privilègiés. La lave très liquide est descendue rapidement car le trémor n'a cessé de progresser (le débit a doublé en une semaine). Une deuxième coulée de lave rejoint la précédente dans l'après-midi !
Les énormes nuages de fumée parfois toxiques sont hélas ramenés par des vents défavorables vers l'espace dégagé par l'ONF; conséquence directe: l'accès à ce point de vue est alors interdit au public du côté de St Philippe...Ils paralysent totalement les abords de Ste Rose et de l’enclos, des navettes gratuites sont mises en place, l'affluence est telle que gendarmes, pompiers et agents de l'ONF sont complètement débordés par les quelques 10 à 15 000 personnes présentes ! L’observatoire volcanologique indique que le tremor volcanique poursuit son intensification progressive. Un évènement aussi imprévisible qu'exceptionnel survient le mardi 31 août : un cône est apparu au bout de la plate-forme de la première coulée (visible depuis Ste Rose) ...dans l'océan.
Ce cône éruptif assez actif et spectaculaire projette de la lave et des jets de vapeur. Thomas Staudacher, ne cache pas son émoi car il n'a jusqu'alors jamais assisté à un tel phénomène. Côté sentiers, c'est le blackout : les 2 sentiers sont actuellement interdits au public car la situation évolue
trop rapidement pour pouvoir garantir la sécurité des randonneurs, un affaissement de terrain et de nouvelles coulées sont également possibles.Par la suite, deux nouveaux cratères apparaissent et prennent le relais du premier qui a déjà cessé son activité. L'île de la Réunion s'est agrandie de plus de 9 hectares. L'éruption est stoppée net... mais elle reprend deux jours plus tard ! On croyait cette dernière et magnifique effusion terminée mais il n'en n'est rien. Les gendarmes de permanence remarquent des laves rougeoyantes au dessus des grandes pentes, tous ont pensé à des restes de cette dernière éruption...mais les appareils de surveillance n'ont pas le même avis: le trémor reprend. Tout au long du week-end cette activité ne cesse de croître, dés le début
de matinée des coulées importantes apparaissent dans les hauts à une altitude avoisinant les 1500 mètres. Cette lave encore très liquide parcourt beaucoup de chemin en quelques heures car elle est déjà visible de la RN2... mais le jeudi 9 septembre vers 4h du matin, l'éruption se termine soudainement.
Crédits images : Imaz Press Réunion - www.fournaise.info | Sources textes : www.clicanoo.re - www.fournaise.info |
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